Violences contre les femmes : le drame continue
Ces chiffres sont la preuve que, malgré les déclarations tonitruantes de ces dernières années et les promesses de lutter contre les violences faites aux femmes, le gouvernement ne mène pas une politique pour les aider à se protéger.
Les moyens manquent pour les accompagner, entendre leurs témoignages. L’écoute dans les commissariats et les gendarmeries est toujours insuffisante. En 2019, dans ces structures, il n’y avait encore officiellement que 306 intervenants sociaux dédiés nommés pour tout le pays. Et surtout, le gouvernement ne met pas les moyens pour répondre aux besoins des femmes qui doivent trouver un lieu sûr pour se loger quand elles fuient un compagnon violent.
Quant aux hommes violents, leur suivi est très limité. Ainsi, si le nombre de décisions de justice imposant des bracelets anti-rapprochement a augmenté, il est encore très faible.
De telles structures destinées à recevoir et à accompagner les femmes menacées, en nombre très insuffisant, sont très souvent en totale déshérence, comme la Maison des femmes à Argenteuil, dans le Val-d’Oise.
Tel est le sinistre et criminel bilan de l’inaction gouvernementale.
