RSA, point d’indice… : des revalorisations bien en retard



Officiellement, en juillet, l’inflation a atteint 6,1 % sur un an en France. Mais des produits courants ont subi une hausse bien plus importante : l’alimentation, l’énergie, les transports, etc. Les familles populaires se retrouvent ainsi de plus en plus acculées à « choisir » quel budget vital réduire au maximum entre se nourrir, payer son loyer, remplir son réservoir pour aller travailler…

C’est à cette aune que se jugent les revalorisations dont le gouvernement fait grand cas, puisqu’il a annoncé la plupart d’entre elles déjà plusieurs fois.

Des prestations sociales comme le RSA, les allocations familiales, l’allocation adulte handicapé n’augmentent que de 4 %, avec rattrapage depuis le 1er juillet. Il en est de même pour les pensions de retraite de la Sécurité sociale mais même pas pour les retraites complémentaires.

Après cinq années de gel, les 5,7 millions d’agents publics ont enfin une augmentation générale, applicable au 1er juillet. Mais ces travailleurs voient le point d’indice, qui sert de base à leur rémunération, ne progresser que de 3,5 %. Le même taux s’applique aux allocations logement, APL et autres.

Pour les travailleurs qui ont un peu d’argent de côté, la rémunération de leur pécule passe à 4,6 % s’il est placé en Livret d’épargne populaire mais seulement à 2 % si c’est en Livret A. Leurs économies continuent donc à fondre en permanence par rapport à l’inflation.

Derrière les discours du gouvernement sur le pouvoir d’achat, ces mesures reviennent à avaliser un processus d’appauvrissement du monde du travail.

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