Missiles : l’armée demande de l’aide
Six cents à sept cents engins de mort sortent de ses ateliers chaque année, dont le missile Mistral utilisé en Ukraine et l’Exocet, bien connu depuis la guerre des Malouines entre l’Argentine et la Grande-Bretagne.
Malheureusement, se plaignait le reportage, parmi ces petits bijoux qui valent, pour un Exocet par exemple de 400 000 à 1,5 million d’euros selon le modèle, les trois quarts doivent être vendus à l’étranger. Il n’en reste que le quart pour équiper les armées françaises qui, d’après généraux et amiraux, sont forcés de faire des économies et risquent la pénurie. Ainsi, poursuivent-ils, si la France était en guerre, elle ne disposerait au mieux que de deux semaines de stocks et se trouverait donc démunie face à l’ennemi.
Justement, tous ces galonnés demandent des milliards supplémentaires pour mieux s’équiper en missiles et autres engins. Macron, qui parle aujourd’hui d’« économie de guerre », fera certainement de son mieux pour les satisfaire. Et, pour convaincre la population de cette nécessité, France 2 leur a offert une publicité gratuite de près de trois minutes dans son journal de 20 heures.
