Thales Groupe : travailleurs mobilisés pour les salaires
De quelques dizaines à plusieurs centaines de salariés se sont donc mobilisés ce jour-là au travers des assemblées générales, des débrayages et des manifestations. À Cholet, dans le Maine et Loire, 320 salariés ont débrayé. À Bordeaux, ils étaient 250, ce qui ne s’était jamais vu encore. Cent travailleurs à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, et 90 à Méru, dans l’Oise, ont débrayé une heure. Le matin, sur le site de Thales AVS à Vélizy, dans les Yvelines, une assemblée a réuni une cinquantaine de travailleurs. L’après-midi, ils se sont retrouvés à une centaine dont 70 venus des sites alentour, Thales Services à Vélizy et Thales DIS, anciennement Gemalto, à Meudon dans les Hauts-de-Seine, à manifester dans l’usine. Ils en ont profité pour interpeller le DRH du groupe qui n’a pas pu échapper à l’expression du mécontentement. On a su très vite, parmi les travailleurs mobilisés des autres sites, qu’à Vélizy, « le DRh s’était retrouvé bloqué ! »
Cette journée a été riche en discussions, permettant, par exemple, aux salariés de chiffrer les augmentations. À AVS Vélizy, après sondage entre eux, les salariés estiment qu’il faudrait au minimum 150 à 200 euros en plus sur la fiche de paie.
La direction de ce groupe riche à milliards ose se plaindre, espérant duper les travailleurs au lancement des négociations annuelles salariales (NAO). Elle prévoit une enveloppe globale de 3,5 %. « Insuffisant ! », répondent les salariés, d’autant qu’il n’y a pas de minimum, ce qui laisse à chaque sous-direction le choix de décider, y compris de zéro pour cent d’augmentation générale.
Les salariés mobilisés des différents sites Thales se préparent à réagir ces prochains jours pour de vraies augmentations de salaires, pas pour des miettes.
