SNCF – Nantes : les contrôleurs posent le sac



Tous dénoncent les attaques de la direction, qui a pourtant été bien contente de les trouver pendant la pandémie quand il a fallu s’adapter au gré de la crise.

Aux guichets, une grève spontanée a eu lieu le week-end des 18 et 19 septembre. Quant aux contrôleurs TGV, ils se sont mis en grève le 12 octobre, à près de 85 %, à l’appel de la CGT, et se sont retrouvés en assemblée générale. Ils ont recommencé à une soixantaine le 15 octobre et ils ont prévu une nouvelle grève le week-end du 22 au 24 octobre contre la dégradation à venir de leurs plannings.

Mardi 12 octobre, c’est à plus de 80 que les contrôleurs grévistes ont envahi une réunion où la direction locale décidait de leur planning à venir en visioconférence avec la direction parisienne. Mais, rapidement, la connexion avec Paris a été coupée par la direction de Nantes. Elle qui s’enorgueillit qu’avec elle tout va bien, a essayé de cacher le mécontentement… sans y arriver cette fois !

Vendredi 15 octobre, les grévistes ont obligé le DRH à venir les rencontrer. Une gréviste a expliqué comment parfois elle était obligée de se mettre en grève pour contourner le refus régulier des congés, et a parlé des conditions de travail qui ne faisaient qu’empirer. Tout le monde a alors pu voir un dirigeant bien mal à l’aise devant cette colère qu’il prenait en pleine face.

La détermination des contrôleurs est en train de faire tache d’huile ; les conducteurs doivent rejoindre leur grève le week-end prochain, et le mouvement peut toucher d’autres services, car la grogne s’accumule partout depuis des semaines.

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