Le 12 décembre à Paris : gardes à vue arbitraires



En fait de casseurs, il semblerait plutôt que la police ait procédé à des arrestations au petit bonheur la chance. Ainsi, sur les 124 personnes placées en garde à vue, on comptait deux journalistes, dont un pour « dissimulation du visage » parce qu’il portait un masque antiCovid, une vingtaine de mineurs qui ne cherchaient aucunement la bagarre et, avant même le départ du cortège, un homme en possession d’un tournevis, objet qualifié pour l’occasion d’arme par destination, etc. Force a pourtant été à la police de relâcher la majorité des gardés à vue, à la suite du classement sans suite ordonné par le parquet.

Darmanin veut jouer les durs et montrer à son public réactionnaire qu’il est capable de faire régner l’ordre. Ses vantardises ressemblent plutôt à celles de la grenouille de La Fontaine, qui voulait se faire plus grosse que le bœuf.

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