Des milliers de manifestants
La manifestation parisienne n’a pas pu se dérouler jusqu’au bout. Elle a été interrompue, au grand dam de milliers de personnes qui voulaient crier leur colère, par les affrontements entre les policiers et ceux que l’on appelle les blacks-blocs.
Parmi eux, il y avait certainement des jeunes révoltés par les derniers épisodes de violences policières, au point de croire que la solution est d’en découdre avec la police. Cette révolte était partagée par de nombreux manifestants. Mais briser quelques vitrines, mettre le feu à des voitures, n’arrête en rien la violence policière. Bien au contraire, cela prête le flanc à toutes les provocations et le spectacle des destructions est largement montré par les médias et utilisé par tous ceux qui justifient la répression.
Certains médias en ont fait comme d’habitude leurs choux gras, alors que l’écrasante majorité des manifestants n’étaient en rien des casseurs. Ils ont montré au gouvernement qu’ils s’opposaient à l’ensemble de sa loi, et pas seulement à l’article 24, et exprimé leur volonté de poursuivre la mobilisation.
