Marseille : bavure commise de sang-froid



Une première enquête, dont les résultats d’expertise avaient été publiés en mai dernier, avait conclu à une mort accidentelle, ce qui innocentait donc le CRS. Selon ce rapport, celui-ci aurait agi « selon les préconisations et les procédures en vigueur ».

Deux médias, Disclose et Forensic Architecture, qui ont soigneusement étudié des documents inédits, dont des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, en tirent la conclusion que la thèse défendue par la police est un faux. L’arme détenue par le CRS était un lance-grenades prévu, comme son nom DPR100 l’indique, pour atteindre un objectif situé à 100 mètres du tireur, et tout tir tendu face à une personne était interdit. Or le CRS se trouvait en face de l’immeuble de la victime, et à 37 mètres d’elle.

Il y a donc eu deux ans de contre-vérités, venant à la fois de la hiérarchie policière et d’experts un peu trop prompts à accepter toute justification venant de celle-ci, quels qu’aient été les faits. Sans les témoignages vidéos et le travail minutieux de reconstitution effectué à partir de là par les deux médias, la mort de cette vieille dame n’aurait été qu’un fait divers malheureux.

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