Chômage partiel : pour le patronat, le beurre et l’argent du beurre
D’abord mis en place en urgence pendant le confinement, le gouvernement est en train de mettre au point l’extension de ce dispositif, annonçant sa prolongation jusqu’en 2021 sous le nom d’activité partielle de longue durée.
Le gouvernement a justifié cette dépense au nom de la préservation de l’emploi. Mais à ceux qui se demandaient si cette immense aide au patronat était compatible avec des plans de licenciements, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a apporté une réponse le 16 juin : « Un accord majoritaire [avec des syndicats dans une entreprise] pourra permettre des licenciements en même temps. »
Voilà les patrons rassurés. Ils pourront continuer à toucher ces aides et à licencier. Quand on parle de sauver les entreprises, ce n’est pas pour sauver leurs salariés.
