Armée : des chars contre le virus ?



Le problème pour ces messieurs de la Défense est que cette usine fabrique des éléments essentiels à la fabrication des chars d’assaut. Les usines Thales et Nexter, engagées dans cette production, elles aussi étaient arrêtées

La réponse du ministère des Armées est vite arrivée. Pour lui, « l’activité des entreprises de défense doit continuer ». Malgré tout, les industriels ont pris leur temps, sachant les réticences qu’ils rencontreraient auprès de leur personnel, rappelé pour produire des biens aussi vitaux que des chars d’assaut, et la production n’a repris qu’à la toute fin mars. Quant à l’usine de Vénissieux, en faisant son inventaire, elle a réussi à trouver nombre de chars d’assaut qu’elle a pu envoyer aux militaires impatients.

L’épisode révèle la réalité, au-delà des grands discours de Macron, sur « l’engagement formidable de l’armée dans la lutte contre la pandémie ». Pandémie ou pas, l’état-major veut ses chars d’assaut et autres matériels qui, à défaut d’aller tout de suite massacrer des populations, serviront à remplir les stocks, quitte à y rouiller avant d’être remplacés.

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