Airbus – Toulouse : travailleurs attaqués, actionnaires gavés
Son explication, entre autres, est que, poursuivi par les justices britannique, française et américaine pour délit de corruption, le groupe a réglé une amende de 3,6 milliards et que, par ailleurs, il a provisionné 1,2 milliard pour l’avion militaire A400M. Mais c’est aux travailleurs qu’il présente la facture.
À Toulouse, la direction veut imposer un plan de compétitivité sur la chaîne des avions A320. L’horaire variable va être supprimé et de nouveaux horaires de travail vont être imposés : en équipe de jour, ce sera des semaines de près de 42 heures de présence ; en équipe de nuit, il y aura des vacations de presque dix heures. Il est question que cette attaque sur les horaires soit généralisée à l’ensemble des chaînes de production mais aussi que la prime d’intéressement soit réduite de 75 % pour l’ensemble du personnel.
Dans la division Aerospace and Space, il est question d’un programme de restructuration destiné à obtenir une rentabilité de 10 %. De nombreux emplois seraient menacés, notamment à Séville, en Espagne. Dans le même temps, les actionnaires vont voir leur dividende augmenté de 9 %. Ils devraient se partager dans les 1,5 milliard. Pour eux, il n’est pas question de perte.
