Manœuvre judiciaire
Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice, avait d’abord menti – mensonge relayé par Macron dans les colonnes de Nice-Matin – en accusant un cameraman d’avoir bousculé la victime, grièvement blessée à la tête, avant de reconnaître que le responsable était un policier, confondu par les images de la manifestation. Il était alors bien obligé d’ouvrir une enquête préliminaire.
Or, il s’avère que la chef de la sûreté départementale des Alpes-Maritimes à qui Prêtre a confié cette enquête est la compagne du commissaire qui était à la tête des opérations policières à Nice le 23 mars. Le procureur était « tout à fait au courant de ces liens ». Il prétend n’avoir « aucun doute » sur « l’impartialité de l’enquête » : « je ne vois pas en quoi cela pose problème ? », affirme-t-il…
Tous ces gens, hauts magistrats, responsables policiers et gouvernementaux, se posent habituellement en défenseurs des victimes réclamant la sévérité pour les auteurs de violences. Mais quand l’agresseur est un policier, exécutant les consignes venues d’en haut, les rouages de l’État se mettent en mouvement pour égarer l’opinion et cacher les responsabilités.
