Vendanges en Champagne : des conditions scandaleuses



Le scandale a éclaté : il n’y a personne pour les payer, rien de prévu pour les nourrir, un hébergement dans un bâtiment désaffecté pas encore réhabilité, sans sanitaires en état de fonctionnement, avec pour seul investissement l’achat de 200 lits pliants.

Certains travailleurs sont partis d’eux-mêmes sans rien obtenir, peut-être parce qu’ils n’avaient pas de papiers. D’autres sont encore sur place, laissés sans travail maintenant que le scandale est découvert, et réclament leur salaire et la possibilité de partir.

À peine les conditions d’hébergement des vendangeurs connues, les représentants du Syndicat général des vignerons, le syndicat patronal du secteur, et leurs représentants politiques, dont la nouvelle députée macronienne Aïna Kuric, ont plaidé pour... un assouplissement des conditions d’accueil des vendangeurs ! Dans leur esprit, ce sont les quelques règles imposées pour un hébergement à peu près digne qui aboutiraient à de tels excès. C’est le monde à l’envers : rappelons que ces règles sont fixées à 6 mètres carrés par personne et à pas plus de six par dortoir.

Il faut tout le mépris de représentants du patronat pour considérer que c’est encore trop, surtout dans un secteur du luxe qui bat des records de rentabilité année après année, et alors qu’on découvre que même ce minimum n’est pas respecté.

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