États-Unis : enfants migrants victimes de la politique de Trump



Ci-dessous la traduction d’un article paru le 23 juillet dans le journal trotskyste américain The Spark, qui constatait déjà l’échec des autorités à respecter le premier délai :

« […] La date butoir du 10 juillet, qui concerne les plus jeunes enfants, est passée. Le Département de la Justice a justifié le non-respect de ses engagements par le gouvernement en déclarant : “Pour les enfants qui n’ont pas retrouvé leurs parents au 10 juillet, cela est dû à des empêchements légitimes, logistiques, rendant impossible l’application de la décision dans les délais impartis, donc les accusés [les autorités] ne contreviennent pas à l’ordonnance des tribunaux.”

Ce n’est que mensonge sur mensonge. Les autorités ont séparé ces familles et leur ont confisqué les papiers prouvant leurs liens de parenté. Et, par-dessus tout, elles leur ont enlevé leurs enfants sans même leur remettre un justificatif d’aucune sorte.

Maintenant, le gouvernement exige des familles qu’elles paient 700 dollars pour un test ADN ! Or, la plupart n’ont pas cet argent.

De nombreux migrants se sont également entendu dire qu’ils pouvaient récupérer leurs enfants immédiatement, si seulement ils acceptaient d’être expulsés “volontairement”. Étrange volontariat quand vos enfants sont retenus en otage ! C’est surtout une menace et un chantage.

La solution trouvée par le gouvernement pour mettre un terme à la barbarie des arrestations et de la séparation des enfants et de leurs parents est tout aussi barbare. Réunir des familles pour qu’elles puissent aller en prison ensemble ! Et cela pour avoir cherché asile aux États-Unis.

Les tribunaux ont fixé ces dates butoirs pour le regroupement familial afin de détourner l’attention de la population de ce que font les autorités, et faire croire qu’elles y travaillent et qu’elles règleraient le problème par ordonnance.

La décision prise par le Département de la Justice concernant la première date butoir confirme ce que la plupart des travailleurs de ce pays savent déjà des décisions de justice : il ne s’agit que de bouts de papier. Ces enfants sont réels, eux. Leurs familles aussi. Et ce qu’ils ont obtenu se résume à la formule : “Justice zéro”. »

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