Daunat – Laon et Arras : même patron, même exploitation



Arrivés au changement d’équipe, les ouvriers de Laon se sont adressé à ceux d’Arras, nombreux à être déjà au courant de la menace de licenciement contre leurs collègues et à avoir signé une pétition pour dénoncer cette injustice.

À Arras certains responsables ont parlé aux ouvriers de la grève de Laon en disant : « là-bas, les conditions de travail sont beaucoup plus dures qu’ici ».

Mais leurs propres conditions de travail n’ont rien d’enviable : une bonne partie des ouvriers sont en CDD, certaines équipes, lorsqu’elles sont du matin, commencent à 2 h 30, ce qui les fait se lever vers 1 h du matin ! Les horaires sont à la carte, la direction impose des durées allant jusqu’à dix heures (de 2 h 30 à 12 h 30 par exemple), ou seulement de six, huit ou neuf heures, selon les jours et en fonction des commandes. Il n’y a de pause que si la durée du travail dépasse six heures. Les heures supplémentaires, ou celles du dimanche, ne sont pas majorées mais mises dans des compteurs et compensées par les journées de travail moins longues.

La rencontre chaleureuse entre les ouvriers de Laon et d’Arras a permis à tous de se rendre compte de la façon dont les directions des deux usines aggravent l’exploitation. Et c’est bien cette exploitation que dénonçaient par leur grève les treize ouvriers de Laon, aujourd’hui menacés de licenciement.

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