La solidarité considérée comme un délit



Le 28 juillet dernier elle avait récupéré au poste frontière entre Menton et Vintimille, du côté français, deux jeunes Guinéens de 15 ans, pour les accompagner à la police aux frontières. Elle était munie des documents certifiant leur demande de prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE), ce qui est la règle pour tout mineur isolé se trouvant sur le territoire. À la suite de cette démarche, les deux jeunes ont effectivement été accueillis par l’ASE.

Pourtant, quelques jours plus tard, Martine Landry était convoquée au tribunal correctionnel de Nice et accusée d’avoir facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière. Elle risque pour cela jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Ne pouvant légalement expulser des mineurs, le gouvernement veut se venger sur celle qui les a aidés.

Dans le cadre d’une politique migratoire qui se durcit, le gouvernement réprime de plus en plus systématiquement ceux qui viennent au secours des migrants. Alors les « délits de solidarité » se multiplient, car heureusement les personnes solidaires ne se laissent pas intimider.

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