McDonald’s des 3-Fontaines Cergy : pour l’embauche et les salaires



Le 17 décembre, une grève pour l’embauche de dix personnes supplémentaires et un salaire minimum de 13 euros de l’heure avait eu lieu entre 8 heures et 15 heures.

Hormis ceux en période d’essai et des managers (les chefs d’équipe), la quasi-­totalité des employés arrêtent à chaque fois le travail.

Le McDonald’s, l’un des cinq d’un même franchisé, emploie une cinquantaine de jeunes, la plupart lycéens ou étudiants, employés à temps partiel, de 15 à 29 heures par semaine. Le choix est intéressé : même en CDI, les jeunes ont plus tendance que d’autres à démissionner spontanément, ils sont plus demandeurs de temps partiels... La ­rumeur rapporte aussi, façon blague « on n’est jamais trop prudent », qu’aucun jeune n’est étudiant en droit.

Avec tout cela, le turn over est très important. Mais le patron s’en moque : c’est aux managers et aux employés plus permanents de se débrouiller avec les problèmes de formation des nouveaux arrivants.

De plus, l’effectif est insuffisant, ce qui perturbe les plannings à la moindre absence, particulièrement le soir pour le nettoyage après la fermeture.

Et puis il y a ces pratiques qui consistent à minimiser le travail nécessaire... pour ne pas avoir à payer toutes les heures de travail réelles. Le sommet est atteint les jours précédant la visite annuelle de contrôle de l’enseigne ­McDonald’s : il faut nettoyer de fond en comble le restaurant... en dehors du temps de travail, quitte à devoir le faire la nuit, sur son temps de repos.

Après un rendez-vous stérile avec le patron le 3 janvier, les salariés reprennent leurs débrayages surprise qui visent, sans surprise, les heures et jours de meilleure affluence.

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