Puy-de-Dôme : menaces sur les aides à domicile



Auxiliaires de vie ou aide-ménagères – ce sont surtout des femmes – elles effectuent des actes quotidiens indispensables qui ne relèvent pas des soins médicaux : toilette, ménage, repas, courses. La plupart sont employées par des organismes privés.

Ceux-ci se multiplient en fonction des besoins en hausse de la population vieillissante. L’un des plus importants et des plus anciens est l’ADHAP (Aide à domicile, hygiène et assistance aux personnes) : apparu d’abord à Clermont-Ferrand dès 1997, il s’est étendu à d’autres régions avec 160 agences, employant en tout des dizaines de milliers de salariés. Le fonctionnement de ces organismes suit le modèle de n’importe quelle entreprise capitaliste, contraignant le personnel à accepter des temps partiels, avec des salaires nettement inférieurs au smic, ou encore des CDD sans espoir de titularisation, et le tout avec des effectifs insuffisants.

Les personnes malades ou handicapées en subissent les conséquences. Recevant moins d’aides de la part du Conseil départemental, elles doivent dépenser davantage pour des services au rabais ou demander moins d’heures de service. Leur vie en devient plus pénible, avec moins de présence autour d’elles et des toilettes ou des soins moins fréquents.

La politique gouvernementale, relayée par le département, est néfaste aux plus démunis comme au personnel salarié.

Article suivant :