Dexia : les banquiers escrocs
La commune vient de gagner en justice contre Dexia, condamnée pour « manque d’information délivrée au client » et elle a obtenu l’annulation d’une partie des intérêts, soit 826 260 euros. Mais Dexia n’a pas dit son dernier mot car elle entend bien ne pas payer dans tous les procès qui l’opposent aux collectivités locales dont elle était devenue le plus grand distributeur d’emprunts. Aux dernières nouvelles, 676 collectivités locales sont si endettées qu’elles ont déposé une demande d’aide auprès des services de l’État car les banques, dont Dexia, entendent bien leur faire payer le prix fort, capital et intérêts de leurs emprunts « toxiques ».
Et si les communes comme celle de Saint-Cast-le-Guildo ou les départements, comme celui de Seine-Saint-Denis, qui a aussi obtenu récemment une décision de justice en sa faveur, obtiennent gain de cause contre les banques, ce ne sera même pas à celles-ci de payer. En effet, quand Dexia s’est retrouvée en difficulté en 2008, les États belge et français ont mis six milliards d’euros sur la table pour éviter la faillite, et les activités de prêt aux collectivités locales ont été reprises par une nouvelle structure formée par la Banque postale et la Caisse des dépôts. Une banque ne peut pas faillir, mais toute la société autour, si.
