Travail des enfants : le 19e siècle en 2015



À l’échelle du monde, 264 millions d’enfants entre 5 et 17 ans ont une activité économique, soit un enfant sur six. Au moins 168 millions travaillent illégalement, c’est-à-dire sans avoir l’âge requis par la loi de leur pays pour travailler. Plus de la moitié (85 millions) travaillent dans des conditions dangereuses pour leur santé : à cause des conditions pénibles (horaires trop longs, travail de nuit), ou bien à cause du type de travail effectué (dans des mines, ou avec du matériel dangereux). Au Ghana par exemple, une ONG a récemment dénoncé l’exploitation de milliers d’enfants dans les mines d’or et leur exposition quotidienne aux accidents, aux problèmes respiratoires, mais aussi aux lésions cérébrales dues à l’empoisonnement au mercure, utilisé pour traiter le minerai d’or.

Dans leurs déclarations, l’ONU et les gouvernements des pays riches prétendent lutter contre le travail des enfants en « développant une éducation de meilleure qualité ». C’est poser – hypocritement – le problème à l’envers. Comme le rappelle le directeur de l’OIT : « À l’heure actuelle, les aspirations de nombreux parents pour leurs enfants, et celles des enfants eux-mêmes, à une éducation convenable, sont vouées à être des rêves inexaucés. Ceux qui tentent de combiner travail et école doivent abandonner l’école bien avant d’avoir atteint l’âge légal. »

L’exploitation des enfants va de pair avec la misère économique des parents. Une raison, une de plus, de lutter pour mettre fin à l’exploitation capitaliste.

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